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Morcèlements et regroupements

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Milieu composite étalé sur un large territoire, La Malbaie a subi de nombreux processus de subdivisions et de fusions dans son histoire. Lors de la création de la municipalité en 1855 son territoire est borné à l’est par celui de Saint-Fidèle et à l’ouest par ceux de Sainte-Agnès et de Saint-Irénée. Il ne s’agit déjà plus alors que d’une section de l’ancienne seigneurie de La Malbaie créée sous le régime français. Pourtant, cette municipalité connaît néanmoins de nombreux changements sur le plan municipal.

Le premier intervient le 28 décembre 1876 alors que le développement touristique marqué du secteur Pointe-au-Pic amène la création d’une municipalité. Plusieurs établissements touristiques surgissent alors à Pointe-au-Pic et dans ce contexte le lieu connaît un développement distinct du reste de La Malbaie où l’affluence des visiteurs étrangers n’est pas si importante.

La principale raison des subdivisions est naturellement la distinction qui se précise entre le secteur rural et l’agglomération villageoise devenue plus importante au fils du temps. Ainsi, en mars 1896, la municipalité de La Malbaie (Village) voit le jour. Elle deviendra la Municipalité de La Malbaie (Ville) en janvier 1958. Durant cette période, le morcèlement territorial de La Malbaie s’accentue : en août 1916 la municipalité de Cap-à-l’Aigle voit le jour de même que celle de Rivière-Malbaie en novembre 1938. Ce sont des secteurs essentiellement agricoles – bien qu’il se trouve un peu de villégiature à Cap-à-l’Aigle - qui cherchent alors à affirmer leur identité propre. La séparation de la municipalité de Clermont le 16 février 1935 s’explique, quant à elle, par l’émergence d’une activité industrielle avec la présence de l’usine de pâtes et papiers Donohue faisant de cette localité un secteur plus ouvrier qu’agricole. À compter de novembre 1938, il ne reste donc qu’un secteur de l’ancienne municipalité de La Malbaie paroisse soit Rivière Mailloux qui se joindra finalement à La Malbaie (Ville) en août 1964. 

À la fin du 20e siècle, par un processus inverse à celui observé au début de ce siècle, le moment est maintenant venu de songer à des fusions. La fragilité économique des diverses municipalités détachées et une démographie déclinante incite maintenant à rechercher l’union plutôt que la division. En février 1995, la municipalité de Pointe-au-Pic se fusionne avec celle de La Malbaie (Ville). Puis, en décembre 1999, les municipalités de Saint-Fidèle et de Sainte-Agnès créées en 1855 se joignent à La Malbaie. Dans le même mouvement, les municipalités de Cap-à-l’aigle et de Rivière-Malbaie se regroupent à nouveau avec La Malbaie et une ville de 8 958 habitants (en 2006) voit ainsi le jour sur un territoire de 471 kilomètres carrés. 

Société d'histoire de Charlevoix